đȘđđđđ đđđ đ'đÌđđđđđ đđđ đđđ đđđđđđđđ đ
đđ đđđđđđđ, đÌđđđđđđđ đđđ đđđđđđđđ đ
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Il était une fois, un conte qu'on écoute et qui existe encore.
Une jeune fille trÚs belle, qui vivait avec son pÚre et sa mÚre, décida qu'elle ne se marierait jamais avec un homme ayant des cicatrices. Chaque fois qu'un prétendant venait lui faire la cour, elle le conduisait dans l'arriÚre-cour, le lavait proprement et examinait son corps avec la plus grande minutie. S'il portait la moindre cicatrice, il était aussitÎt éconduit. Elle agit de la sorte pendant trÚs longtemps, jusqu'à ce qu'un génie finisse par l'entendre. C'était un génie d'une grande beauté, particuliÚrement grand, élancé, et fort.
Séduit, le génie se dit :
â J'irai faire la cour Ă cette fille-lĂ !
Il sella son pur sang, quitta son domaine cachĂ© dans la brousse parmi les baobabs et se dirigea vers le village. En chemin, chaque fois qu'il dĂ©passait un arbre, celui-ci se transformait instantanĂ©ment en homme montĂ© sur un cheval. Le prodige se rĂ©pĂ©ta si souvent qu'il se retrouva bientĂŽt Ă la tĂȘte d'une impressionnante escorte.
DĂšs que la jeune fille, qui pilait le mil dans son coin habituel, aperçut ce cavalier magnifique, elle fut si transportĂ©e qu'elle administra un coup de pilon sur la tĂȘte de sa mĂšre. Celle-ci, affolĂ©e par ce geste soudain, s'entendit dire :
â MĂšre, viens vite ! VoilĂ un Ă©poux. Celui qui vient lĂ -bas, c'est le mari qu'il me faut !
Le génie arriva, dessella sa monture, salua la famille et s'assit. La fille triomphante dit à sa mÚre :
â Qu'est-ce que je t'avais dit ?
Elle mena l'étranger dans l'arriÚre-cour, le lava avec soin et examina son corps : il était parfait. Le jeune homme était grand, svelte et magnifique ; elle ne décela chez lui aucune imperfection. Elle s'empressa de répéter à sa mÚre :
â N'est-ce pas que je te l'avais dit ? C'est vĂ©ritablement un bon mari !
Sa mĂšre garda le silence. Pour honorer cet invitĂ© de marque, on sacrifia des bĆufs et on prĂ©para un grand festin. Le pĂšre, convaincu, lui accorda la main de sa fille.
Le génie déclara alors :
â Je veux que vous me la confiez sur-le-champ pour que je l'emmĂšne dans ma demeure. En Ă©change, je vous accorderai tout ce que vous me demanderez. Exprimez vos souhaits.
On lui répondit simplement :
â Son dĂ©part ne dĂ©pend que de vous.
La jeune fille lui fut donc remise et les noces furent cĂ©lĂ©brĂ©es le soir mĂȘme. La mĂšre invita sa fille Ă faire ses adieux. Celle-ci se tourna d'abord vers son pĂšre :
â Que me donnes-tu comme bĂ©nĂ©diction pour la route?
Le pÚre, qui était un roi possédant d'immenses troupeaux, lui répondit :
â Va voir mes chevaux. Frappe-leur Ă tous la croupe. Si l'un d'eux hennit, c'est lui que tu emmĂšneras.
Elle interrogea ensuite sa mĂšre :
â MĂšre, quel est ton cadeau de dĂ©part pour moi ?
â Ton chien et ton chat, rĂ©pondit la mĂšre. Tu ferais mieux de ne pas les laisser ici, emmĂšne-les avec toi.
La jeune fille alla frapper la croupe des coursiers royaux. Mais chaque fois qu'elle levait la main, l'animal restait muet. Elle les passa tous en revue, un à un, jusqu'à atteindre le tout dernier. C'était un vieux canasson d'une maigreur effrayante qui, à sa surprise, se mit à hennir. Elle courut retrouver son pÚre :
â J'ai frappĂ© tous les chevaux et aucun n'a rĂ©agi, sauf ce vieux cheval tout maigre et fatiguĂ© lĂ -bas. Tu te doutes bien que je ne peux pas emmener une telle bĂȘte !
Le pĂšre insista :
â Si, emmĂšne-le.
â Je refuse de le prendre.
â EmmĂšne-le, je te dis!
â Non pĂšre, ce cheval lĂ , je ne l'emmĂšnerai pas.
Devant son obstination, les anciens du village intervinrent :
â La parole d'un vieillard mĂ©rite d'ĂȘtre Ă©coutĂ©e et respectĂ©e ! Celui qui n'Ă©coute pas les conseils des anciens, Ă©coutera les conseils du diable.
Elle accepta donc ce cheval. Son mari la prit en croupe sur sa propre monture, et ils se mirent en route, suivis par le vieux canasson, le chien et le chat. Le gĂ©nie lança son cheval au galop. Ils chevauchĂšrent sans s'arrĂȘter, s'enfonçant toujours plus loin, jusqu'Ă ce qu'ils aperçoivent le grand baobab solitaire au milieu de la brousse. Lorsqu'elle se retourna, le village avait totalement disparu et l'escorte s'Ă©tait volatilisĂ©e.
InquiĂšte, elle demanda :
â Mais oĂč sont passĂ©s tous les cavaliers qui nous escortaient ?
â Tu as vu les arbres de la forĂȘt ? rĂ©pondit le gĂ©nie.
â Oui, dit-elle.
â Ce sont eux qui s'Ă©taient changĂ©s en hommes pour me suivre. Ils n'ont rien d'humain. Et moi-mĂȘme, je ne suis pas un homme : je suis un gĂ©nie. Tu vois ce baobab lĂ -bas ? C'est lĂ que j'habite.
Saisie d'effroi, la jeune fille se sentit perdue. Ils pénétrÚrent à l'intérieur du gigantesque tronc du baobab, qui abritait des chambres et des lits. Le génie la fit descendre de cheval, l'invita à se coucher, puis repartit.
Chaque matin, le génie partait chasser en brousse et rapportait du gibier que la jeune fille préparait pour leurs repas. Cette routine paisible dura une semaine. Mais un jour, le génie revint de la chasse bredouille et d'humeur sombre. Soudain, le vieux cheval se mit à hennir. La jeune fille sortit de la chambre et l'interrogea :
â Oh ! Samba, nĂ© de la nuit derniĂšre, toi qui vaux mieux qu'une mĂšre, mieux qu'un pĂšre, mieux qu'un voisin, qu'as-tu entendu qui te fait ainsi hennir ?
Le cheval lui révéla :
â Ton mari rentre les mains vides. Ă son arrivĂ©e, s'il ne tue pas ton chien, il s'en prendra Ă ton chat.
Le mari arriva en effet et appela :
â Mouss !
Le chat s'approcha et le génie l'assomma d'un coup sec.
â Fais-le cuire et mangeons-le, ordonna-t-il Ă sa femme.
â Je ne mange pas de chat, rĂ©pliqua-t-elle.
Le gĂ©nie fit cuire l'animal lui-mĂȘme et le dĂ©vora. Le lendemain, il repartit Ă la chasse et revint de nouveau bredouille. Le cheval se mit encore Ă hennir et la fille lui demanda :
â Samba nĂ© de la nuit derniĂšre, meilleur qu'un pĂšre, meilleur qu'une mĂšre, meilleur qu'un voisin, qu'as-tu entendu qui te fait hennir ?
â Ton mari rentre encore Ă vide, rĂ©pondit l'animal. Cette fois, s'il ne tue pas ton chien, c'est Ă moi, ton cheval, qu'il ĂŽtera la vie.
â Que faut-il faire pour empĂȘcher cela ? s'exclama-t-elle.
â Trouve une solution, rĂ©pondit le cheval.
Le mari survint alors et appela :
â Viens, viens petit chien !
Le chien accourut et fut assommé sur-le-champ. Le génie dit à sa femme :
â Viens manger.
â Je ne mange pas de chien, rĂ©pondit-elle fermement.
Le surlendemain, la chasse fut tout aussi infructueuse. Le cheval hennit de plus belle et la jeune fille courut aux nouvelles :
â Samba nĂ© de la nuit derniĂšre, meilleur qu'une mĂšre, meilleur qu'un pĂšre, meilleur qu'un voisin, qu'as-tu entendu ?
â Ton mari revient sans rien. S'il ne te tue pas toi, c'est moi qu'il tuera.
â Ah ! Que devons-nous faire maintenant ?
â Il faut fuir immĂ©diatement et retourner d'oĂč nous venons. Selle-moi vite et monte sur mon dos avant son retour.
â D'accord, accepta-t-elle.
Le cheval lui donna alors ses derniĂšres instructions :
â Crache trois fois dehors. Puis, crache trois fois Ă chaque endroit oĂč tu as eu l'habitude de t'asseoir. Fais le tour complet de la demeure en crachant tout autour. Quand ce sera fait, rejoins-moi et nous partirons.
Elle s'exécuta. Le cheval ajouta :
â Quoi qu'il arrive sur le chemin du retour, mĂȘme si le gĂ©nie se rapproche, nous talonne et tente de nous capturer, ne m'enfonce jamais l'Ă©peron du cĂŽtĂ© droit. Si tu m'Ă©peronnes Ă droite, un grand malheur arrivera. Garde ton sang-froid et Ă©vite le cĂŽtĂ© droit.
Ils s'enfuirent au triple galop. Peu aprĂšs, le mari arriva au baobab et appela :
â Koumba ! Koumba !
Les premiers crachats répondirent à sa place.
â Viens me donner de l'eau, ajouta-t-il.
Il attendit, mais ne voyant personne venir, il cria de nouveau :
â Koumba ! Koumba !
D'autres crachats répondirent depuis une autre piÚce. Le génie s'irrita :
â Es-tu devenue folle ? Que fais-tu cachĂ©e dans cette maison ? Pourquoi ne viens-tu pas quand je t'appelle ?
Entendant des réponses mais ne voyant personne, il inspecta les chambres. Le baobab était vu comme vide. Il courut dans la cour : personne.
â Ah ! Elle s'est enfuie ! s'exclama-t-il.
Il sella son grand cheval et se lança à leur poursuite en suivant leurs traces. Il galopa furieusement, soulevant un immense nuage de poussiÚre à l'horizon. La traque dura jusqu'aux lueurs du crépuscule. La jeune fille touchait enfin au but et apercevait son village natal quand le génie, gagnant du terrain, fut sur le point de la harponner.
Prise de panique, elle oublia la recommandation de sa monture et enfonça l'Ă©peron du cĂŽtĂ© droit. AussitĂŽt, le vieux cheval se cabra et s'envola magiquement vers le ciel. Il traversa les nuages et finit par la dĂ©poser dans un pays lointain et mystĂ©rieux, un royaume interdit oĂč aucune femme n'avait le droit de sĂ©journer. Le cheval s'allongea de fatigue et attendit la nuit avant de hennir. Koumba lui demanda ce qui l'inquiĂ©tait.
L'animal lui expliqua :
â Une femme ne doit jamais ĂȘtre vue ici. Sois prudente : trouve un grand pantalon d'homme pour dissimuler entiĂšrement ton corps et tes formes.
Ils vĂ©curent ainsi cachĂ©s pendant un long moment, jusqu'au jour oĂč un Maure â un marchand arabe du dĂ©sert reconnu pour ĂȘtre un dĂ©lateur obstinĂ© et incapable de garder un secret â dĂ©couvrit la vĂ©ritĂ©. Voyant lĂ une occasion de se faire bien voir, il courut harceler le roi de ses rĂ©vĂ©lations :
â Je le jure sur tout ce qui m'est cher ! Ce prĂ©tendu jeune homme dans ce village est en rĂ©alitĂ© une femme !
â Ah, le Maure ! dirent les courtisans en riant. Tout le monde sait que les Maures sont des bavards et des menteurs !
â Je le jure, MajestĂ© ! s'entĂȘta le dĂ©lateur. Si tu doutes de mes paroles, lĂšve une armĂ©e et dĂ©clare une guerre fictive. Tu verras bien qu'une femme est incapable de se battre comme un guerrier.
Le roi Bella le défi. On fit battre les tambours dans tout le royaume pour rassembler la population :
â Que quiconque hĂ©berge un Ă©tranger se prĂ©sente avec lui ! Que tous les hommes valides s'arment, le roi entreprend une guerre !
Le cheval hennit pour avertir Koumba de ce qui se tramait et lui dit :
â Monte sur mon dos en dissimulant tes cheveux sous ton armure. Tiens fermement ta lance. Tu te chargeras de frapper tout ce qui vole dans les airs, et moi je piĂ©tinerai tout ce qui se trouve sur terre.
La bataille commença. RevĂȘtue de son grand pantalon, Koumba fit preuve d'une adresse incroyable, abattant les projectiles en plein vol, tandis que son cheval balayait les ennemis au sol. Devant un tel exploit, la foule se moqua de plus belle du dĂ©lateur :
â Le Maure est un menteur ! Le Maure a inventĂ© toute cette histoire !
Mais le Maure, s'acharnant de plus belle et refusant de perdre la face, s'écria :
â Je jure devant le Roi que c'est la vĂ©ritĂ© ! Si vous refusez de me croire, organisez un njawo dans la mer, ce fameux jeu traditionnel d'enfants oĂč l'on se jette Ă l'eau, torse nu, pour lutter ou jouer Ă cache-cache en plongeant.
Les tambours résonnÚrent à nouveau pour annoncer le grand défi aquatique. Le cheval hennit une fois de plus, et Koumba vint l'interroger :
â Samba, nĂ© de la nuit des temps derniĂšre, meilleur qu'une mĂšre, incomparable Ă un pĂšre ou Ă des voisins, qu'as-tu entendu qui te fait hennir ?
â Ce Maure est un harceleur, il ne te lĂąchera pas, dit le cheval. Il sait qu'une femme ne peut participer au njawo â ce jeu de cache-cache dans l'eau â sans se dĂ©voiler. Mais lorsque viendra le moment de plonger, j'utiliserai ma magie pour te donner temporairement les attributs d'un homme. DĂšs que le jeu commencera dans l'eau, ne te prĂ©occupe pas des autres : cherche la tĂȘte du fils du roi et assĂšne-lui un coup vigoureux.
Koumba suivit scrupuleusement le conseil. Au milieu des éclaboussures du jeu, elle plongea, repéra le prince et lui administra un coup sur le crùne, le blessant légitimement dans l'ardeur du combat. Voyant le prince à terre, la foule en colÚre se retourna contre le délateur :
â C'est le Maure qui a attirĂ© le malheur sur nous avec ses mensonges ! C'est sa faute !
Le Maure, pris de panique mais refusant de se taire, continuait de gesticuler et de crier :
â Je jure Roi ! Je jure que c'est une femme ! Regardez-la !
La rumeur courut bientÎt parmi les féticheurs qu'il fallait exécuter le Maure et utiliser sa cervelle comme remÚde pour guérir la blessure du prince. Les gardes s'emparÚrent du délateur qui hurlait de plus belle, harcelant le roi pour tenter de prouver ses dires.
C'est alors que le cheval de Koumba poussa un hennissement si puissant qu'il figea toute l'assemblée. Sa voix magique résonna dans l'esprit du Roi :
â Ă Roi, ne verse pas le sang de cet homme, car la terre ne doit pas ĂȘtre souillĂ©e par le sang d'un dĂ©lateur. Puisque sa langue est son arme, qu'il refuse de cesser ses harcĂšlements et qu'il est incapable de respecter la paix des secrets, fermons-lui la bouche Ă jamais ! Que son propre silence soit le remĂšde du prince.
à cet instant, le cheval souffla une traßnée de poussiÚre scintillante sur le Maure. AussitÎt, les lÚvres du délateur se scellÚrent et fusionnÚrent complÚtement. Il tenta de crier, de pointer du doigt, de postillonner ses accusations, mais plus aucun son ne sortit de sa gorge, si ce n'est un faible et ridicule bourdonnement de mouche.
FrappĂ© par la honte absolue d'avoir perdu ce qu'il aimait le plus â sa capacitĂ© Ă colporter des rumeurs â, le Maure muet s'enfuit en courant vers le dĂ©sert pour ne plus jamais revenir. Au mĂȘme instant, le fils du roi poussa un grand soupir, ouvrit les yeux et sa blessure se referma d'elle-mĂȘme, entiĂšrement guĂ©rie par le silence enfin rĂ©tabli.
La nuit tomba sur le royaume apaisé, mais le vieux cheval se mit à hennir une derniÚre fois. Koumba, attristée, lui demanda pourquoi.
â Les secrets ont Ă©tĂ© gardĂ©s, mais je sens que ma mort est imminente, ma petite Koumba, dit l'animal. Une fois que je serai parti, refuse qu'on m'enterre. Fais rassembler une grande quantitĂ© de bois, de paille et de planches. Pose-les sur mon corps et brĂ»le-moi jusqu'Ă ce que je ne sois plus que cendres.
Koumba éclata en sanglots :
â Si tu me quittes, je vais connaĂźtre la misĂšre et mourir seule en terre Ă©trangĂšre !
â Ne crains rien, murmura le cheval, fais seulement ce que je t'ai dit.
Ils se couchÚrent et le cheval s'éteignit paisiblement pendant la nuit. Koumba, en larmes, refusa l'enterrement traditionnel et exigea du roi que sa monture soit brûlée, selon sa volonté. On érigea un immense bûcher avec du bois et de la paille, on y déposa le corps du noble animal et on alluma le feu.
Une épaisse fumée commença à s'élever. Le cheval lui avait recommandé de fermer les yeux et de se tenir bien droite, face à la fumée, jusqu'à ce qu'il soit entiÚrement consumé. Elle plaqua ses mains sur ses paupiÚres, inhala le parfum de la paille brûlée et resta immobile au milieu des volutes blanches.
Lorsqu'elle ouvrit enfin les yeux, le bûcher, le palais étranger et la brousse lointaine avaient disparu. Elle se tenait debout dans sa propre cour, saine et sauve, juste à cÎté de son pÚre et de sa mÚre qui l'accueillirent avec des larmes de joie.
Koumba, le cĆur encore battant de toutes ses aventures, courut se jeter dans les bras de sa mĂšre. Elle la regarda bien en face et, d'une voix ferme et pleine de sagesse, lui fit cette promesse :
â MĂšre, plus jamais je ne ferai de caprices. Plus jamais je ne jugerai un homme sur de simples apparences.
Et Koumba tint parole. Quelque temps plus tard, elle accorda sa main Ă un jeune homme du royaume. Il n'Ă©tait pas un esprit de la brousse cachĂ© sous de faux semblants, mais un ĂȘtre de chair et de sang. C'Ă©tait un bel homme, bon et courageux, mĂȘme s'il portait fiĂšrement les cicatrices des anciens gravĂ©es sur ses tempes.
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